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La grotte de Saint Michel à CAGNANO VARANO

17 Apr
  • La grotte de Saint Michel  à CAGNANO VARANO

 

EMPLACEMENT

La grotte de Saint Michel à Cagnano Varano, est située au nord du Gargano (Puglia) à moins de 1 Km. du bord méridional de la lagune de Varano et à 28 Kms. environ de Saint Giovanni Rotondo. Elle est très intéressante du point de vue naturaliste, historique et religieux. Selon la tradition, il résulte, aussi, qu’elle a été visitée par Saint François et par Saint Pie de Pietrelcina. Aujourd’hui elle est destination du pèlerinage touristique et religieux : des visiteurs provenant de toute part y convergent poussés par des intérêts religieux et naturalistes.

 

Signes historiques

La grotte, habitée depuis le Paléolithique, comme l’attestent les pièces lythiques et d’autres restes retrouvés, fut fréquentée en âge Néolithique et Classique aussi. Elle fut destinée au culte de l’Archange Saint Michel déjà au Moyen Age, mais auparavant elle fut le siège d’autres cultes païens, comme le laisse supposer des traces toujours présents. Le bas-relief d’un serpent trapu sur un ancien autel monolithique atteste en effet un préexistant culte lombard;  le plan, le site, les autels et les fresques rupestres renvoient aux cultes pré chrétiens  relatifs aux cultes du mazdéisme et mithriaque, romains et paléochrétiens.

 

Description

La caverne est une cavité de nature karstique longue 52 m., large des 6 aux 15,60 m. et haute de 3 à 7,20 m. Son entrée est exposée  au sud et donne sur le canal de Saint Michel et sur la Vallée  de l’Ange. On accède à la grotte en franchissant le seuil d’une grille, à sa sommité, une niche est positionnée où il y a la statue de Saint Michel. Cette statue est allée remplacer une autre plus ancienne et de facture originale, qui a été volée (datée 1631 de Petranzeri).

Après avoir parcouru une brève avenue, côtoyée de parterres et de lauriers odorants, on arrive au parvis de la grotte, orné par une verte haie à côté de laquelle on remarque un puit-citerne et un clocher qui appelait les solitaires à la prière.

La façade de l’église- grotte est constituée en grande partie de grosses pierres rocheuses de couleur grisâtre sur laquelle se détachent des branches vertes de figuier de Barbarie, et par un mur lisse, crépi de blanc, refait récemment. L’entrée est protégée par une grille de fer battu de nouvelle facture, intérêt de la Communauté Montana du Gargano. Cette grille est allée remplacer celle du 1932 et la porte en bois datée 1898. Dans la grotte règnent silence profond et clarté légère donnée par des lumières et allumée par quelque cierge des fidèles. Aux yeux du visiteur émergent clairement les beautés de l’antre, constituée par le phénomène du karstique, des murs semblables aux fresques naturelles, des formes spectaculaires et changeantes.

En proximité de l’entrée se détachent les différentes nuances de vert; pendant que les murs moins exposés à la lumière du soleil décorés par de niches sont marqués par le gris et le blanc de la roche calcaire. De la voûte pendent des stalactites blanches. Le pavage est constitué par des dalles de  pierre rectangulaire. Sur la dallage des stalagmites et des gravures de mains et de pieds émergent ça et là laissées par les fidèles avant de partir pour la guerre ou au retour d’une entreprise difficile. À gauche de la porte d’entrée on trouve une petite sacristie et un bénitier en pierre sur base octogonale.

À l’intérieur de la sacristie,  sur la façade d’un vieil autel crépi de blanc, un reptile trapu est représenté. Cette présence laisse supposer la fréquentation de la  grotte par des populations qui pratiquaient le culte Lombard. Des conformations karstiques présentes derrière le bénitier mentionnent le motif du taureau présent dans la légende de l’Archange Saint Michel. Toujours plus avant, sur le mur gauche, il y a une autre congrégation calcaire intéressante représentant l’aile de Saint Michel. Au bout, au centre, est situé le maître-autel, dominé par une urne de marbre avec quatre colonnes de marbres elles aussi avec des  chapiteaux décorés qui ‘  garde’   la statue de l’Archange, copie fidèle de celle qui est vénérée à Monte Saint Angelo. Cette sculpture montre un adolescent saint, ailé; il a une tunique courte de style lombard, des chaussures et un manteau qui descend des épaules. Le bras droit qui soutient l’épée est replié derrière la tête et l’arme semble effrayer le démon, dragon, serpent lié avec une chaîne au pied gauche de l’Archange qui piétine le symbole du mal. L’expression du Saint est sereine, la tête porte une couronne sur laquelle il y a une petite croix .Le visage est encadré par des boucles qui descendent sur le cou. Sur le bras gauche il y a un petit bouclier avec l’inscription : « QUI UT DEUS ? ». Le démon assume l’aspect d’un animal avec des oreilles pointues, la bouche ouverte qui laisse apercevoir les dents, tandis que le front est sillonné par des rides profondes. Devant l’autel il y a une balustrade. Des deux côtés en face d’elle, il y avait à la fin du 2000 deux longs sièges parallèles en pierre, aujourd’hui il y en a un seul, situé à la droite du maître –autel; l’autre a été enlevé, il semble, pour faire de la place. Derrière l’autel, quelques marches creusées dans la roche calcaire consentent au visiteur d’accéder à la partie la plus profonde et la plus sombre de la grotte dont la voûte est marquée par des myriades de stalactites. Dans cet endroit on retrouve la flaque d’eau de Sainte Lucie, une cuvette d’érosion pleine d’eau très intéressante, causée par la stillation continue, crue miraculeuse pour la vue. Les fidèles en effet trempent les doigts et ils se baignent les yeux. À droite à quelques mètres de l’entrée, il y a l’autel de Saint Raphaël, avec une niche qui garde le complexe statuaire. On trouve la statue du Saint, haute environ 80 cm. avec une verge en main, dans l’acte de piétiner  le symbole du mal et d’un chien, signe de fidélité . Sur le mur gauche, en proximité du maître-autel il y a l’autel de l’Annonciation, plus modeste. Il y a la statue de la Sainte Vierge, d’environ 70 cm. de hauteur et un petit ange sur l’épaule gauche. Sur le mur droit et face à la caverne on remarque des traces de peinture sur roche d’époque non précisée. À droite sont présentes les  fresques des Quatre évangélistes, (presque indéchiffrables) des trois personnages auréolés, ( le Christ, au centre, habillé avec une tunique rouge finement décorée à écailles de poisson, peut- être accompagné par le protomartyr  de Cagnano, Saint Etienne, et d’un autre moine qui soutient un livre, peut-être Pacomio, moine brésilien dont on lit l’inscription ), et la fresque de la Sainte Vierge avec l’Enfant, d’époque paléochrétienne  comme l’atteste le manteau rouge, un oméga et d’autres  Chrismes. Presque frontalement il est représenté un Crucifix. Depuis le mois de Mai  2002 en proximité du maître-autel les fidèles lisent gravée dans la roche de la grotte calcaire ,l’effigie de Saint Pie de Pietrelcina. Il semble que le fait ne soit pas nouveau car dans les années du second conflit mondial cette grotte avait déjà été choisie par le moine.

 

 

Selon la tradition, l’Archange est passé pour la grotte de Cagnano après s’être enfui de Saint Marco en Lamis, parce qu’il n’avait pas bien été accueilli, et avant de se rendre à Monte Saint Angelo où il aurait définitivement fixé son domicile. Les trois localités mentionnées par la tradition orale de Cagnano ont un fond de vérité historique en sous entendant les relations existantes entre les trois localités mentionnées. Nous rappelons qu’en 969 le fief de Cagnano fut accordé en bénéfice au Sanctuaire  de Saint Michel à Monte Saint Angelo; qu’au XI siècle quand les Normands succédèrent aux Lombards et aux Byzantins, Cagnano fut sous- fief du Monastère de Saint Giovanni de Lama (aujourd’hui Saint Matteo en territoire de Saint Marco in Lamis) et qu’au XII siècle le Monastère de Saint Matteo, Cagnano et d’autres fermes ou fiefs étaient compris dans l’Honor de Monte Saint Angelo. On pense donc que ce fut naturel de répandre à Cagnano aussi comme dans d’autres centres du Gargano, le culte de l’Archange Saint Michel, maintenant bien enraciné et productif dans la petite ville de Monte. Probablement au XI siècle, la grotte de Saint Michel à Cagnano Varano avait déjà été destinée au culte du Saint comme le laisse supposer la citation dans une « Chartula  offertionis » griffée en Devia en 1054.

On sait avec certitude qu’en 1678 l’église de Saint Michel est mentionnée pendant la visite de l’Archevêque V.M. Orsini. La légende veut que près du mur droit de la grotte de Cagnano l’Archange ait laissé les empreintes de son cheval et sur le mur gauche soit restée gravée la trace de ses ailes. On raconte, en outre, que pendant qu’il continuait son voyage pour Monte Saint Angelo il s’est arrêté dans l’endroit connu, aujourd’hui, sous le nom de « Fontaine de Saint Michel », où il y a une source dans les proximités du centre historique de Cagnano. La tradition veut que le Saint, fatigué et assoiffé, ait cherché du réconfort dans la zone :

·        Il s’agenouilla, posa ses mains à la terre pour se rapprocher avec la bouche comme pour chercher de l’eau, quand subitement jaillit vraiment de la roche de l’eau fraîche et pure.

La source appelée de Saint Michel, désaltéra pour plusieurs siècles la population de Cagnano. Plus en avant, en continuant son chemin pour Monte Saint Angelo, l ‘Archange arriva dans un bois, où il fit un autre miracle, en transformant  une flaque d’eau en une piscine, dénommée « Piscine de Saint Michel » Ça et là par la ville, mais aussi dans les quartiers de campagne les bergers plaçaient la statue de Saint Michel pour qu’il protégeât leurs troupeaux en les préservant surtout de la peste. Les dates du 8 Mai et du 29 Septembre de tous les ans tombe, encore aujourd’hui , la récurrence de Saint Michel. Les deux dates sont significatives soit du point de vue religieux, soit du point de vue économique et culturel.

Elles étaient liées à la transhumance qui fut pratiquée dans le Gargano depuis les temps anciens et que dès l’époque des Aragonais devint obligatoire. Le 29 Septembre les troupeaux descendaient de la montagne et ils gagnaient la plaine pour pouvoir passer les journées automnales et froides d’hiver; le 8 Mai, ils remontaient vers la montagne en assurant de cette manière le pâturage pour toute l’année. À ces dates, plusieurs petites villes liées à l’économie agricole-pastorale décidèrent de fonder la foire aux bestiaux, parmi eux aussi Cagnano Varano qui les 8, 9 et 10 Mai décida de célébrer la fête des Saints Patrons. Saint Michel par volonté de la Décurie et de la Confrérie de Saint Cataldo au cours de la première moitié du XIX siècle devint co-patron des habitants de Cagnano avec Saint Cataldo.  

                     

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Pubblicato da su 17 aprile 2008 in luoghi della memoria

 

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